Le lieu nous avait été indiqué par un ami, capture google
earth à l’appui… Pas de chance, la maison indiquée était tout sauf abandonnée. Notre
ami nous aurait il joué un tour ? A moins que… à quelques centaines de
mètres, perdue au milieu des champs, il est là, notre spot du jour. Première
étape, garer la voiture. A part des champs et la départementale, aucun
emplacement ne nous permet de nous arrêter ailleurs que… pile devant le lieu à
visiter. Bon, on l’avoue, pour se faire repérer, on ne pouvait pas faire mieux !


Deuxième étape, l’entrée : le portail est relativement
facile à escalader, dommage que la départementale qui passe juste devant soit
autant empruntée. Nous ferons donc le tour, en passant par les champs, ronces
et orties. L’ensemble est ceint par un mur de près de 2 m, puis par un grillage
surmonté de barbelés. Décidées à ne pas déclarer forfait, nous optons pour l’escalade
des thuyas pour retomber dans la cour de ce qui semble être un ancien corps de
ferme. O joie, nous y sommes.
Joie de courte durée car un camion municipal se gare juste à
côté de notre voiture. Se serait on faites repérer ? un homme sort de la
fourgonnette et vient vers le portail. Un moment d’adrénaline. Terrées dans les
thuyas, nous attendons. Attendons. Attendons. Puis décidons de ressortir, tant
pis. Escalade en sens inverse, ronces orties… et le camion s’en va et s’arrête
un peu plus loin. OK, donc il n’était pas là pour nous. Nous pouvons enfin
entrer.
Commençons par la droite, un bâtiment très abîmé dont il ne
reste que les murs et le toit. Au passage, dans le jardin, un lustre en bois
semble sorti de nulle part. Pas de nulle part en réalité car nous apprendrons
ensuite que ce lieu abritait entre autres une entreprise de restauration de
meubles anciens.
Le bâtiment central, bien barricadé, ne nous permet pas d’entrer,
à part dans la chaufferie, encore relativement conservée.
Plus loin, un hangar
ouvert rempli de meubles enchevêtrés fait frétiller nos appareils photos. Dehors,
un étrange amoncellement de chaise, très photogénique lui aussi, nous ravit.
Le camion revient. Nous décidons de rester, sans nous
préoccuper de nos observateurs, qui, en fait, ne nous observaient même pas. La
visite se termine par un profond hangar, une ancienne imprimerie aujourd’hui complètement
vidée.
Un amusant autocollant retient notre attention et donnera
son nom à ce spot.
La sortie se fait comme l’entrée : heureusement que
nous ne repasserons plus, les branches des thuyas n’ont pas résisté à toutes
nos allées et venues…
Bilan : spot pas extraordinaire mais super aventure !