Notre première exploration fut riche en émotions et en sensations.
Après avoir poussé la grille entr'ouverte, nous descendons un escalier glissant en nous faufilant entre les branches des arbres qui prennent leurs aises depuis bien des années.
Arrivées par l'arrière de la maison, il nous suffit de tirer un volet, et nous pénétrons par la fenêtre, dans un grand salon à peu près vide, en passant devant une cuisine dévastée et une table recouverte d'objets quelconques.
Contrastant avec ce vaste salon dégagé, une pièce attenante est encombrée d'une multitude d'objets divers, comme entreposés; étrangement ils ne sont pas poussiéreux.
Un recueil de poésies de Gérard de Nerval trône là, il nous nargue et nous intrigue, difficile de penser qu'il a été mis là par hasard...
Après avoir visité des toilettes ravagées et une salle de bain pleine de bouteilles en plastique vides, nous empruntons un bel escalier de marbre munie d'une rampe en ferronnerie d'art de toute beauté.
Nous montons vaillamment à l'étage, et découvrons une grande pièce et des combles aménagés. L'une des petites pièces semble avoir été occupée, et nous comprenons peu à peu que cette demeure sert peut-être encore d'abris à quelqu'un...
En examinant attentivement ce petit univers, nous comprenons peu à peu que l'hôte de ces lieux a un esprit pour le moins libre et atypique...
Notre sérénité initiale est bien entamée, nous décidons de faire une photo souvenir en quatrième vitesse avant de vider les lieux.
En repartant, nous repassons devant cette table encombrée croisée à notre irruption dans la pièce principale. Et là, ceci nous saute alors aux yeux.









Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire